Sanctuaire Notre Dame de la mer – Tombe du Bienheureux Abouna Yaacoub

Le 3 mai 1923, l’église Notre Dame de la mer – Jal El Dib, a été inaugurée, à l’intention des libanais qui ont émigré en quête de leurs moyens de subsistance. Cette émigration intensive a causé une profonde douleur dans l’âme d’Abouna Yaacoub. Ainsi, la Congrégation des Sœurs de la Croix a continué à célébrer la fête de Notre Dame de la mer, à cette date de chaque année, mettant sous la protection de la Vierge Notre Dame de la mer tous les libanais de la diaspora épars dans le monde entier.

Le 3 septembre 1927, le vœu cher d’Abouna Yaacoub a été réalisé. Ainsi, une Croix en fer de 10 mètres de long et portant le crucifix a été mise en berne au-dessus de l’église, lors d’une célébration ayant regroupé des milliers de fidèles.

Le centre est devenu un petit couvent regroupant un nombre de prêtres malades et infirmes. Aujourd’hui il abrite l’église Notre Dame de la mer, la tombe d’Abouna Yaacoub et son musée, au cœur d’un immense édifice connu sous le vocable Couvent de la Croix qui représente le berceau de la Congrégation des sœurs de la Croix.

Entre l’église – sanctuaire se dresse la statue Notre Dame de la mer acquise par Abouna Yaacoub, et qui représente la Vierge portant l’enfant Jésus Notre Dame avec à ses pieds, une barque portant des voyageurs. Abouna Yaacoub a voulu mettre ces voyageurs sous sa protection, pour les ramener sains et saufs à leur patrie, et composé à cette intention de nombreuses prières et de cantiques.

L’église abrite une toile d’huile de la patronne du sanctuaire de Notre Dame, en face de laquelle trône une autre toile d’huile peinte délibérément à l’occasion de la béatification d’Abouna Yaacoub en l’an 2008, exprimant le but de la Congrégation des sœurs de la Croix: celui de la protection du clergé, l’attention portée aux malades mentaux et psychiques, aux vieilles gens, aux marginaux, aux aveugles, aux orphelins et aux enfants.

A droite de l’autel, une relique des ossements du bienheureux Abouna Yaacoub.

A l’intérieur du sanctuaire, à droite de l’entrée, se trouve la tombe du bienheureux Abouna Yaacoub occupant un endroit imbu de ferveur, et dont le silence transperceune douce musique appelant le visiteur à la méditation, à la prière, au silence et l’aidant à prêter attention au murmure du ciel.

Les chambres qui ceignent le sud de l’église, abrite le cercueil en bois recelant les ossements d’Abouna Yaacoub à sa mort en l’an 1954, les récipients d’eau avec lesquels les médecins ont lavé les ossements du bienheureux, des habits, des ustensiles mis en usage le jour de la mise en examen de son corps. Dans les placards des chambres, sont rangés certificats et décorations propres au bienheureux.

Le deuxième étage transformé, à l’occasion de la béatification, en un musée propre au bienheureux Abouna Yaacoub, abrite sa librairie personnelle, une chambre à coucher, ses fournitures personnelles, les outils qu’il employait, les tenues liturgiques, des ustensiles sacrés, et son chapelet dont la Croix en bois a été usée par ses doigts, tellement il ne s’en séparait pas.

A la sortie du sanctuaire, le visiteur s’attarde devant la statue en bronze d’Abouna Yaacoub, une exposition pour les souvenirs, les imprimés et les publications. S’il souhaite allumer des cierges et affirmer ses intentions, un endroit a été réservé à cette fin.

Le visiteur circule l’enceinte du couvent de la Croix, avec ses parvis spacieux, et visite la Croix débouchant sur la montagne et le littoral, et l’église du calvaire qu’il a construite et ayant abrité sa dépouille de nombreuses années durant. Aussi serait-il en mesure d’avoir idée de la mission humaine unique qu’entreprend l’hôpital de la Croix pour les maladies mentales et psychiques au Liban et au proche orient, cet hôpital comprenant 1000 lits, et reçoit tous les malades de quelque confession qu’ils soient. Telle est la devise crédible d’Abouna Yaacoub lorsqu’il disait : « Ma confession est le Liban et les souffrants ».

Des milliers de visiteurs libanais, résidents et expatriés, déferlent vers le sanctuaire, soit pour invoquer l’intercession d’Abouna Yaacoub, soit pour prier au pied de la Croix et devant la Vierge Notre Dame de la mer, soit pour puiser leur bénédiction dans le lieu saint.